Étude par sondage de la criminalité dans le bailliage de Falaise (XVIIe -XVIIIe siècle). Criminalité diffuse ou société criminelle ? [Calvados].
Contenu
Titre
Étude par sondage de la criminalité dans le bailliage de Falaise (XVIIe -XVIIIe siècle). Criminalité diffuse ou société criminelle ? [Calvados].
Texte remanié d'un mémoire de D.E.S, Histoire, Caen (date indéterminée), 234 p.
Résumé de l'article :
Cet article s'inscrit dans une suite : une étude sérielle de la criminalité, en Normandie, dans les deux derniers siècles de l'Ancien Régime, sous la direction de Pierre Chaunu. Dans le bailliage de Falaise (242 paroisses), l'étude porte sur 535 procès criminels, 283 de 1662 à 1671, 152 de 1718 à 1719 et de 1782 à 1788 : 19 liasses sur 260 liasses. Le dépouillement se poursuit. Le sondage de J.-C. Gégot continue l'évolution établie dans l'étude sur le Pont-de-l'Arche de la violence au vol ; en marche vers l'escroquerie. Confirme et précise. Seconde leçon plus originale : le passage d'une criminalité de primaires victimes de la conjoncture, à l'égard de laquelle la justice bailliagère se montrait, volontiers, assez douce, à une criminalité de vagabonds « criminels professionnels passifs réfractaires au travail », contre qui joue un réflexe de classe, presque de race. Contrairement à ce que l'on affirme couramment, la justice de la fin du XVIIIe parait plus dure que celle du XVIIe.
Texte remanié d'un mémoire de D.E.S, Histoire, Caen (date indéterminée), 234 p.
Résumé de l'article :
Cet article s'inscrit dans une suite : une étude sérielle de la criminalité, en Normandie, dans les deux derniers siècles de l'Ancien Régime, sous la direction de Pierre Chaunu. Dans le bailliage de Falaise (242 paroisses), l'étude porte sur 535 procès criminels, 283 de 1662 à 1671, 152 de 1718 à 1719 et de 1782 à 1788 : 19 liasses sur 260 liasses. Le dépouillement se poursuit. Le sondage de J.-C. Gégot continue l'évolution établie dans l'étude sur le Pont-de-l'Arche de la violence au vol ; en marche vers l'escroquerie. Confirme et précise. Seconde leçon plus originale : le passage d'une criminalité de primaires victimes de la conjoncture, à l'égard de laquelle la justice bailliagère se montrait, volontiers, assez douce, à une criminalité de vagabonds « criminels professionnels passifs réfractaires au travail », contre qui joue un réflexe de classe, presque de race. Contrairement à ce que l'on affirme couramment, la justice de la fin du XVIIIe parait plus dure que celle du XVIIe.
Auteur
GÉGOT, Jean-Claude
Année
1966
Type
Article
Titre du périodique
Numéro
1966, p. 103-164
Mot-clé
Criminalité
Bailliages
Normandie
Falaise (Calvados)
Villes - villages
XVIIe, XVIIIe
Bailliages
Normandie
Falaise (Calvados)
Villes - villages
XVIIe, XVIIIe
URL
DOI : https://doi.org/10.3406/annor.1966.4606
www.persee.fr/doc/annor_0003-4134_1966_num_16_2_4606
www.persee.fr/doc/annor_0003-4134_1966_num_16_2_4606