Une économie de l’ombre ? La fraude dans le commerce alimentaire à Lyon au XVIIe siècle. [Rhône].
Contenu
Titre
Une économie de l’ombre ? La fraude dans le commerce alimentaire à Lyon au XVIIe siècle. [Rhône].
In : Gérard Beau, Hubert Bonin, Claire Lemercier (sous la dir. de). « Fraude, contrefaçon et contrebande, de l’Antiquité à nos jours ». actes du colloque de Bercy de l’Association Française des Historiens Économistes et du Comité pour l’Histoire Économique et Financière de la France, 3-6 novembre 2004. [832 p.].
Présentation de l'article :
Le monde du petit commerce alimentaire lyonnais au XVIIe siècle constitue un observatoire privilégié des pratiques d’échanges propres à l’économie urbaine d’Ancien Régime et, plus précisément, des ressorts et des mécanismes de la fraude. La seconde moitié du Grand Siècle – qui s’ouvre symboliquement avec la grande ordonnance de police de 1640 – représente en effet le moment d’une mise en ordre progressive des espaces et des pratiques de l’échange en même temps que des identités professionnelles de ses multiples acteurs. Tandis que le Consulat cherche à étendre davantage son emprise sur les marges spatiales de la ville en même temps que sur les lieux dévolus au commerce alimentaire (boutiques et marchés), un certain nombre de communautés de métiers se dotent de règlements qui les placent sous l’autorité directe des dirigeants de la cité. Au contrôle accru des pratiques professionnelles vient s’ajouter celui de l’approvisionnement – dont la responsabilité incombe, là encore, au prévôt des marchands et aux échevins – et des règles d’échange sur les marchés. Face à cet « ordre en train de se faire », des pratiques autres subsistent ou se développent, qu’il s’agisse de la résistance des formes traditionnelles d’échange ou de stratégies de contournement traduisant l’adaptation des acteurs du commerce aux nouvelles règles imposées. La richesse des sources lyonnaises permet de mieux les saisir. À la masse considérable de textes normatifs produits à partir de 1640 (décisions consulaires prises au jour le jour, grandes ordonnances de police, statuts des communautés de métiers) répond en effet une quantité tout aussi impressionnante de procès-verbaux de police, de registres de contraventions, de plaintes en justice reflétant non plus la vision lisse et idéalisée que les autorités urbaines se font des échanges, mais davantage la réalité de ces derniers…
In : Gérard Beau, Hubert Bonin, Claire Lemercier (sous la dir. de). « Fraude, contrefaçon et contrebande, de l’Antiquité à nos jours ». actes du colloque de Bercy de l’Association Française des Historiens Économistes et du Comité pour l’Histoire Économique et Financière de la France, 3-6 novembre 2004. [832 p.].
Présentation de l'article :
Le monde du petit commerce alimentaire lyonnais au XVIIe siècle constitue un observatoire privilégié des pratiques d’échanges propres à l’économie urbaine d’Ancien Régime et, plus précisément, des ressorts et des mécanismes de la fraude. La seconde moitié du Grand Siècle – qui s’ouvre symboliquement avec la grande ordonnance de police de 1640 – représente en effet le moment d’une mise en ordre progressive des espaces et des pratiques de l’échange en même temps que des identités professionnelles de ses multiples acteurs. Tandis que le Consulat cherche à étendre davantage son emprise sur les marges spatiales de la ville en même temps que sur les lieux dévolus au commerce alimentaire (boutiques et marchés), un certain nombre de communautés de métiers se dotent de règlements qui les placent sous l’autorité directe des dirigeants de la cité. Au contrôle accru des pratiques professionnelles vient s’ajouter celui de l’approvisionnement – dont la responsabilité incombe, là encore, au prévôt des marchands et aux échevins – et des règles d’échange sur les marchés. Face à cet « ordre en train de se faire », des pratiques autres subsistent ou se développent, qu’il s’agisse de la résistance des formes traditionnelles d’échange ou de stratégies de contournement traduisant l’adaptation des acteurs du commerce aux nouvelles règles imposées. La richesse des sources lyonnaises permet de mieux les saisir. À la masse considérable de textes normatifs produits à partir de 1640 (décisions consulaires prises au jour le jour, grandes ordonnances de police, statuts des communautés de métiers) répond en effet une quantité tout aussi impressionnante de procès-verbaux de police, de registres de contraventions, de plaintes en justice reflétant non plus la vision lisse et idéalisée que les autorités urbaines se font des échanges, mais davantage la réalité de ces derniers…
Auteur
MONTENACH, Anne
Editeur
Genève, Droz, Publications d’histoire économique et sociale internationale.
Année
2007
Type
Article
Pages
P. 515-538
Mot-clé
Lyon (Rhône)
Villes - Villages
Lyonnais (Rhône)
Commerce de détail
Fraudes alimentaires
Alimentation - Aliments
Communautés de métiers - Corporations - Artisanat
Administration communale et municipale
Échevins
Prévôts des marchands
Police des métiers
Villes - Villages
Lyonnais (Rhône)
Commerce de détail
Fraudes alimentaires
Alimentation - Aliments
Communautés de métiers - Corporations - Artisanat
Administration communale et municipale
Échevins
Prévôts des marchands
Police des métiers
URL
https://doi.org/10.3917/droz.beaur.2007.01.0515