Légaliser la transgression : la fabrique d’une norme municipale du préjudice et de l’honneur (Saragosse XVe-XVIe siècle). [Espagne].
Contenu
Titre
Légaliser la transgression : la fabrique d’une norme municipale du préjudice et de l’honneur (Saragosse XVe-XVIe siècle). [Espagne].
In : Véronique Beaulande-Barraud, Julie Claustre et Elsa Marmursztejn (édité par), <i>La fabrique de la norme. Lieux et modes de production des normes au Moyen Âge et à l’époque moderne</i>. [266 p.]
Résumé de l'article :
Capitale du royaume d’Aragon, Saragosse s’arrange pour se doter d’un droit susceptible de transgresser les normes juridiques du royaume, sous prétexte de défendre son honneur. La fabrique de cette norme se fait de manière ponctuelle à travers l’exercice quotidien de la justice municipale. Au nom d’un privilège émanant de la charte de peuplement octroyée par Alphonse le Batailleur (1129), la ville s’autorise, trois siècles plus tard, à étendre ce qui relève du droit originel d’abattis à la destruction des corps des individus coupables d’avoir causé du tort aux habitants de Saragosse. Revendiquée à défaut d’être exécutée, la destruction des corps est justifiée de manière pragmatique par le besoin de venger l’honneur du citoyen offensé, donc du corps urbain en entier. La justice expéditive et de main armée qui en découle trouve un énoncé normatif au fil des délibérations de l’assemblée municipale et de la volonté des magistrats chargés d’exercer la justice.
In : Véronique Beaulande-Barraud, Julie Claustre et Elsa Marmursztejn (édité par), <i>La fabrique de la norme. Lieux et modes de production des normes au Moyen Âge et à l’époque moderne</i>. [266 p.]
Résumé de l'article :
Capitale du royaume d’Aragon, Saragosse s’arrange pour se doter d’un droit susceptible de transgresser les normes juridiques du royaume, sous prétexte de défendre son honneur. La fabrique de cette norme se fait de manière ponctuelle à travers l’exercice quotidien de la justice municipale. Au nom d’un privilège émanant de la charte de peuplement octroyée par Alphonse le Batailleur (1129), la ville s’autorise, trois siècles plus tard, à étendre ce qui relève du droit originel d’abattis à la destruction des corps des individus coupables d’avoir causé du tort aux habitants de Saragosse. Revendiquée à défaut d’être exécutée, la destruction des corps est justifiée de manière pragmatique par le besoin de venger l’honneur du citoyen offensé, donc du corps urbain en entier. La justice expéditive et de main armée qui en découle trouve un énoncé normatif au fil des délibérations de l’assemblée municipale et de la volonté des magistrats chargés d’exercer la justice.
Auteur
CHARAGEAT, Martine
Editeur
Rennes, Presses universitaires de Rennes (Collection « Histoire »)
Année
2012
Type
Article
Pages
P. 145-160
Mot-clé
Saragosse (Espagne)
Normes juridiques
Administration communale et municipale
Transgression
Préjudices
Honneur (concept d')
Aragon (Espagne)
Juridictions municipales - Justices municipales
Droit d'arsin ou d'abattis
Vengeance
Villes - Villages
XVe, XVIe
Normes juridiques
Administration communale et municipale
Transgression
Préjudices
Honneur (concept d')
Aragon (Espagne)
Juridictions municipales - Justices municipales
Droit d'arsin ou d'abattis
Vengeance
Villes - Villages
XVe, XVIe
URL
https://doi.org/10.4000/books.pur.127914