Loup de Ferrière et la papauté : une question d'ecclésiologie carolingienne.
Contenu
Titre
Loup de Ferrière et la papauté : une question d'ecclésiologie carolingienne.
Résumé de l'article :
L'historiographie moderne a coutume de simplifier la question des rapports entre l'église carolingienne et la papauté. Souvent à l'excès, parce que se référant essentiellement à certaines fortes personnalités du neuvième siècle : ainsi, la papauté connaît un état de relative faiblesse, lorsque Charlemagne est à la tête de l'empire. Au contraire, sa mort donne durablement à l'évêque de Rome, la possibilité de s'émanciper rapidement du joug impérial ou royal et partant de s'immiscer de plus en plus souvent dans les affaires des différents clergés « nationaux ». Pareille vision ne rend guère compte du rôle joué par certains prélats carolingiens, archevêques, évêques et parfois même abbés. Pendant près d'une vingtaine d'années, entre 840 et 860, c'est eux qui détiennent notamment en Francie occidentale les rênes du pouvoir. Certes, il leur faut quelquefois savoir composer, tantôt avec le roi, tantôt avec le pape, mais c'est eux, dès que les intérêts de l'Église sont en jeu, qui donnent le ton. C'est ce que nous laisse entrevoir à diverses reprises quelques lettres de la correspondance de Loup, abbé de Ferrières.
Résumé de l'article :
L'historiographie moderne a coutume de simplifier la question des rapports entre l'église carolingienne et la papauté. Souvent à l'excès, parce que se référant essentiellement à certaines fortes personnalités du neuvième siècle : ainsi, la papauté connaît un état de relative faiblesse, lorsque Charlemagne est à la tête de l'empire. Au contraire, sa mort donne durablement à l'évêque de Rome, la possibilité de s'émanciper rapidement du joug impérial ou royal et partant de s'immiscer de plus en plus souvent dans les affaires des différents clergés « nationaux ». Pareille vision ne rend guère compte du rôle joué par certains prélats carolingiens, archevêques, évêques et parfois même abbés. Pendant près d'une vingtaine d'années, entre 840 et 860, c'est eux qui détiennent notamment en Francie occidentale les rênes du pouvoir. Certes, il leur faut quelquefois savoir composer, tantôt avec le roi, tantôt avec le pape, mais c'est eux, dès que les intérêts de l'Église sont en jeu, qui donnent le ton. C'est ce que nous laisse entrevoir à diverses reprises quelques lettres de la correspondance de Loup, abbé de Ferrières.
Auteur
MARGALHAN-FERRAT, Corinne
Année
1999
Type
Article
Titre du périodique
Numéro
1999, Tome 56, p. 7-21
Mot-clé
Loup de Ferrières (805-862)
Lettres - Correspondance
Empire carolingien
Histoire ecclésiastique
Primauté pontificale
Ecclésiologie
Ferrières-en-Gâtinais (Loiret)
Pouvoir pontifical
IXe
Lettres - Correspondance
Empire carolingien
Histoire ecclésiastique
Primauté pontificale
Ecclésiologie
Ferrières-en-Gâtinais (Loiret)
Pouvoir pontifical
IXe
URL
Pour consulter :
Pandor.u-bourgogne.fr
Rechercher : Fonds/Droit :
« Mémoire de la Société d’histoire du Droit bourguignon »
[Collection numérisée entre le tome 1 (1932) et le tome 60 (2003)].
Pandor.u-bourgogne.fr
Rechercher : Fonds/Droit :
« Mémoire de la Société d’histoire du Droit bourguignon »
[Collection numérisée entre le tome 1 (1932) et le tome 60 (2003)].