La mobilisation économique de l'arrière-front en 1914-1918 : l'exemple du département des Vosges.
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Titre
La mobilisation économique de l'arrière-front en 1914-1918 : l'exemple du département des Vosges.
Résumé de l'article :
L'article évoque la contribution de l'agriculture et de l'industrie, pour deux raisons : ces secteurs vitaux concentrent l'attention des pouvoirs publics en temps de guerre, et font la richesse des Vosges en 1914. Nous montrons comment, à quelques encablures du front, l'économie de guerre parvient à un haut niveau de rendement, malgré des prévisions tablant initialement sur une guerre courte. L'agriculture participe au ravitaillement civil et surtout militaire, par l'intermédiaire du droit de réquisition défini par la loi du 3 juillet 1877. L'armée prélève des quantités importantes de céréales et de bétail, passant outre les principes d'équité et de responsabilité énoncés par la loi de 1877, ayant pour objectifs d'empêcher les abus et de tempérer l'atteinte portée au droit de propriété. Pour remédier aux pénuries, l'État, interventionniste, altère les lois du marché et la liberté commerciale (contrôle des prix, mesures de rationnement, instauration de monopoles en faveur de certains organismes). L'industrie de l'arrière-front, pourtant confrontée à des paramètres défavorables, apporte également une large contribution à la défense nationale, dans un climat social plutôt serein malgré les abus en matière de salaire et de temps de travail. Les pouvoirs publics orientent la production vers les besoins de l'armée, et consentent aux revendications salariales pour ménager l'effort de guerre. La guerre favorise l'émergence d'un « prolétariat organisé » et des syndicats comme groupes de pression. Dans l'immédiat après-guerre, ce mouvement aboutit à une amélioration de la législation sur les conditions de travail et au développement du socialisme.
Résumé de l'article :
L'article évoque la contribution de l'agriculture et de l'industrie, pour deux raisons : ces secteurs vitaux concentrent l'attention des pouvoirs publics en temps de guerre, et font la richesse des Vosges en 1914. Nous montrons comment, à quelques encablures du front, l'économie de guerre parvient à un haut niveau de rendement, malgré des prévisions tablant initialement sur une guerre courte. L'agriculture participe au ravitaillement civil et surtout militaire, par l'intermédiaire du droit de réquisition défini par la loi du 3 juillet 1877. L'armée prélève des quantités importantes de céréales et de bétail, passant outre les principes d'équité et de responsabilité énoncés par la loi de 1877, ayant pour objectifs d'empêcher les abus et de tempérer l'atteinte portée au droit de propriété. Pour remédier aux pénuries, l'État, interventionniste, altère les lois du marché et la liberté commerciale (contrôle des prix, mesures de rationnement, instauration de monopoles en faveur de certains organismes). L'industrie de l'arrière-front, pourtant confrontée à des paramètres défavorables, apporte également une large contribution à la défense nationale, dans un climat social plutôt serein malgré les abus en matière de salaire et de temps de travail. Les pouvoirs publics orientent la production vers les besoins de l'armée, et consentent aux revendications salariales pour ménager l'effort de guerre. La guerre favorise l'émergence d'un « prolétariat organisé » et des syndicats comme groupes de pression. Dans l'immédiat après-guerre, ce mouvement aboutit à une amélioration de la législation sur les conditions de travail et au développement du socialisme.
Auteur
PEROZ, Anne
Année
2014
Type
Article
Numéro
2014, tome 71, p. 281-300
Mot-clé
Vosges (département)
Lorraine
Première guerre mondiale
Agriculture
Histoire de l'industrie
Économie de guerre
Réquisitions
Monopoles
XXe
Lorraine
Première guerre mondiale
Agriculture
Histoire de l'industrie
Économie de guerre
Réquisitions
Monopoles
XXe