Mourir dans la religion prétendue réformée, en Nivernais, à la fin du XVIIe siècle : quelles conséquences pour les proches.
Item
Titre
Mourir dans la religion prétendue réformée, en Nivernais, à la fin du XVIIe siècle : quelles conséquences pour les proches.
In : <i>Minorité(s) en droit : entre protection et discrimination</i>. Actes du colloque de Dijon, 16-18 novembre 2016.
Résumé de l'article :
Si le Nivernais est en majorité catholique sous l'Ancien Régime, quelques communautés protestantes viennent pourtant s'y installer, autour de deux lieux de culte accordés par l'Édit de Nantes : La Charité et Corbigny. Pourtant, le 17 octobre 1685, l'édit de Fontainebleau, comme un aboutissement de la législation royale anti-protestante, révoque l'édit de Nantes et les protestants doivent se convertir au catholicisme. La conversion de nombre d'entre eux n'est que de façade et au moment de rendre leur âme à Dieu, c'est au Dieu des protestants qu'ils adressent directement leur confession, méprisant le culte catholique venu à leur chevet. Ils meurent alors dans la Religion Prétendue Réformée et à ce titre un procès est intenté à leur cadavre et à leur mémoire. L'entourage se trouve alors plus ou moins impliqué. Pendant la parfois longue agonie du mourant, les proches tentent de masquer l'opiniâtreté du malade pour échapper aux futures poursuites. Lorsqu'ils ne peuvent échapper à celles-ci, ils sont partie prenante à la procédure. Enfin la confiscation des biens du condamné aura des conséquences directes sur le patrimoine de la famille.
In : <i>Minorité(s) en droit : entre protection et discrimination</i>. Actes du colloque de Dijon, 16-18 novembre 2016.
Résumé de l'article :
Si le Nivernais est en majorité catholique sous l'Ancien Régime, quelques communautés protestantes viennent pourtant s'y installer, autour de deux lieux de culte accordés par l'Édit de Nantes : La Charité et Corbigny. Pourtant, le 17 octobre 1685, l'édit de Fontainebleau, comme un aboutissement de la législation royale anti-protestante, révoque l'édit de Nantes et les protestants doivent se convertir au catholicisme. La conversion de nombre d'entre eux n'est que de façade et au moment de rendre leur âme à Dieu, c'est au Dieu des protestants qu'ils adressent directement leur confession, méprisant le culte catholique venu à leur chevet. Ils meurent alors dans la Religion Prétendue Réformée et à ce titre un procès est intenté à leur cadavre et à leur mémoire. L'entourage se trouve alors plus ou moins impliqué. Pendant la parfois longue agonie du mourant, les proches tentent de masquer l'opiniâtreté du malade pour échapper aux futures poursuites. Lorsqu'ils ne peuvent échapper à celles-ci, ils sont partie prenante à la procédure. Enfin la confiscation des biens du condamné aura des conséquences directes sur le patrimoine de la famille.
Auteur
LEMONNIER-LESAGE, Virginie
Année
2017
Type
Article
Titre du périodique
Titre court
M.S.H.D.B.
Numéro
2017, tome 74, p. 107-121
Mot-clé
Mort - Décès
Protestants - Protestantisme - Réforme
Religion prétendue réformée (R.P.R.)
Successions
Nivernais
Communautés protestantes
Procès aux cadavrex
Confiscation des biens
Révocation de l'édit de Nantes (1685)
XVIIe
Protestants - Protestantisme - Réforme
Religion prétendue réformée (R.P.R.)
Successions
Nivernais
Communautés protestantes
Procès aux cadavrex
Confiscation des biens
Révocation de l'édit de Nantes (1685)
XVIIe