Morale et politique sous la Monarchie de Juillet : une nouvelle trinité ?
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Titre
Morale et politique sous la Monarchie de Juillet : une nouvelle trinité ?
Résumé de l'article :
Le "Journl des connaissance utiles" lancé par Émile de Girardin dans le sillage de la Révolution de Juillet 1830, puis le "Journal des conseillers municipaux" qui prend sa suite à partir de 1835, veulent s'affirmer comme de véritables instituteurs publics, prefesseurs d'économie et de liberté « avec l'ambition de faire pénétrer dans les masses paysannes les idées d'ordre, d'égalité et de générosité ». Dans cet esprit sont présentées trois figures de la société française sous la Monarchie de Juillet, figures investies d'une légitimité aussi morale que juridique et dont on souligne les devoirs autant que les prérogatives. Lamartine dresse en 1832 un émouvant portrait du curé de village dont il détaille les « rapports avec le gouvernement, l'autorité municipale »? Laurent Joseph Boutmy décrit, lui, les devoirs de l'instituteur qui n'est pas seulement le maître d'école du début du siècle, mais aussi l'homme qui en même temps qu'il apprend aux enfants à lire et à écrire, leur enseignera aussi ces règles élémentaires de la vie morale, une morale qui demeure pour l'essentiel une morale chrétienne « reçue de nos pères ». Enfin, le juriste Cormenin développe la longue liste des devoirs du maire de village, devoirs liés à ses diverses fonctions et à son autorité politique et morale. Ainsi se construit dans la conscience populaire une « trinité citoyenne » qui jouera un rôle essentiel dans l'évolution politique et sociale du monde rural.
Résumé de l'article :
Le "Journl des connaissance utiles" lancé par Émile de Girardin dans le sillage de la Révolution de Juillet 1830, puis le "Journal des conseillers municipaux" qui prend sa suite à partir de 1835, veulent s'affirmer comme de véritables instituteurs publics, prefesseurs d'économie et de liberté « avec l'ambition de faire pénétrer dans les masses paysannes les idées d'ordre, d'égalité et de générosité ». Dans cet esprit sont présentées trois figures de la société française sous la Monarchie de Juillet, figures investies d'une légitimité aussi morale que juridique et dont on souligne les devoirs autant que les prérogatives. Lamartine dresse en 1832 un émouvant portrait du curé de village dont il détaille les « rapports avec le gouvernement, l'autorité municipale »? Laurent Joseph Boutmy décrit, lui, les devoirs de l'instituteur qui n'est pas seulement le maître d'école du début du siècle, mais aussi l'homme qui en même temps qu'il apprend aux enfants à lire et à écrire, leur enseignera aussi ces règles élémentaires de la vie morale, une morale qui demeure pour l'essentiel une morale chrétienne « reçue de nos pères ». Enfin, le juriste Cormenin développe la longue liste des devoirs du maire de village, devoirs liés à ses diverses fonctions et à son autorité politique et morale. Ainsi se construit dans la conscience populaire une « trinité citoyenne » qui jouera un rôle essentiel dans l'évolution politique et sociale du monde rural.
Auteur
BODINEAU, Pierre
Année
2016
Type
Article
Numéro
2016, tome 73, p. 141-151
Mot-clé
Monarchie de Juillet
Morale politique
Histoire politique
Vie politique
Émile de Girardin (1802-1881)
Paysans - Monde rural
Lamartine (1790-1869)
Laurent-Joseph Boutmy (1807-1850)
Louis Marie de Lahaye de Cormenin (1788-1868)
Cures - Curés
Instituteurs
Maires - Mairies
Morale politique
Histoire politique
Vie politique
Émile de Girardin (1802-1881)
Paysans - Monde rural
Lamartine (1790-1869)
Laurent-Joseph Boutmy (1807-1850)
Louis Marie de Lahaye de Cormenin (1788-1868)
Cures - Curés
Instituteurs
Maires - Mairies