Les violences paysannes sous la Ve République.
Contenu
Titre
Les violences paysannes sous la Ve République.
Présentation de l'ouvrage :
Les manifestations constituent les premières images qui viennent spontanément à l'esprit, à propos du monde paysan. Pourtant, celles-ci sont mal connues. On a beaucoup écrit sur les transformations du mode de production agricole, de même que sur le syndicalisme ou le vote paysan. Mais on ne s'était pas encore véritablement penché sur les mobilisations revendicatives des agriculteurs. Cet ouvrage comble donc une lacune, en nous éclairant sur l'évolution du répertoire d'action paysan depuis les années soixante. Qui plus est, il s'inscrit en faux contre les représentations communes qui envisagent les manifestations paysannes sous la figure des jacqueries. À l'inverse, l'auteur soutient la thèse de leur pacification progressive, en appuyant sa démonstration sur des sources diverses (presse générale et professionnelle, archives des syndicats agricoles, entretiens, etc.). Ainsi apprend-on que les agriculteurs ne constituent pas tant un "monde à part", dont l'exceptionnalité serait cautionnée par une certaine impunité. Pris dans des logiques d'interdépendance, les paysans sont d'autant plus contraints d'éviter la violence qu'ils sont devenus minoritaires. La montée en puissance des réprobations à l'encontre des méthodes dures ainsi que l'obligation nouvelle, pour les syndicats agricoles, de contracter des alliances avec d'autres pans de la société, jouent dans le sens d'une injonction à la modération. Ces facteurs externes s'ajoutent à des transformations socio-économiques qui avaient déjà été porteuses d'un affaissement des dispositions paysannes à la violence. De nombreux éléments concourent donc à la modération des manifestations agricoles.
Présentation de l'ouvrage :
Les manifestations constituent les premières images qui viennent spontanément à l'esprit, à propos du monde paysan. Pourtant, celles-ci sont mal connues. On a beaucoup écrit sur les transformations du mode de production agricole, de même que sur le syndicalisme ou le vote paysan. Mais on ne s'était pas encore véritablement penché sur les mobilisations revendicatives des agriculteurs. Cet ouvrage comble donc une lacune, en nous éclairant sur l'évolution du répertoire d'action paysan depuis les années soixante. Qui plus est, il s'inscrit en faux contre les représentations communes qui envisagent les manifestations paysannes sous la figure des jacqueries. À l'inverse, l'auteur soutient la thèse de leur pacification progressive, en appuyant sa démonstration sur des sources diverses (presse générale et professionnelle, archives des syndicats agricoles, entretiens, etc.). Ainsi apprend-on que les agriculteurs ne constituent pas tant un "monde à part", dont l'exceptionnalité serait cautionnée par une certaine impunité. Pris dans des logiques d'interdépendance, les paysans sont d'autant plus contraints d'éviter la violence qu'ils sont devenus minoritaires. La montée en puissance des réprobations à l'encontre des méthodes dures ainsi que l'obligation nouvelle, pour les syndicats agricoles, de contracter des alliances avec d'autres pans de la société, jouent dans le sens d'une injonction à la modération. Ces facteurs externes s'ajoutent à des transformations socio-économiques qui avaient déjà été porteuses d'un affaissement des dispositions paysannes à la violence. De nombreux éléments concourent donc à la modération des manifestations agricoles.
Auteur
DUCLOS, Nathalie
Editeur
Paris, Economica
Année
1998
Type
Monographie
Pages
281 p.
ISBN
978-2717836837
Mot-clé
Paysans - Monde rural
Violences
Cinquième République
Mouvements paysans - Manifestations paysannes
Violences rurales
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Cinquième République
Mouvements paysans - Manifestations paysannes
Violences rurales