La longue agonie de la « République » des ouvriers papetiers : insubordination et normalisation au travail (France, début du XIXe siècle).
Contenu
Titre
La longue agonie de la « République » des ouvriers papetiers : insubordination et normalisation au travail (France, début du XIXe siècle).
Résumé de l'article :
Au début du XIXe siècle, les compagnons papetiers – ce « corps républicain » dénoncé au XVIIIe siècle par les autorités – continuent d’entretenir une insubordination permanente pour défendre leur bon droit. Les modes, coutumes et rituels propres à ce groupe ont forgé son identité sociale et politique à l’époque moderne ; ils lui ont donné des armes pour contrôler le marché du travail et l’organisation de la production. Mais cette quête d’autonomie de la main-d’œuvre et son insubordination apparaissent de plus en plus intolérables aux fabricants et à l’État. Dès lors, la souveraineté du métier va peut à peut être défaite et normalisée par l’intervention conjointe des régulations juridiques et des bouleversements techniques qui accompagnent l’industrialisation. Face à cette situation, la main-d’œuvre s’efforce en 1830 de réinscrire ses revendications dans le cadre d’une souveraineté politique instituée en s’adressant au Parlement. De la défense de la souveraineté corporative à l’affirmation du principe abstrait de souveraineté populaire, il s’agit de voir comment les acteurs utilisent le contexte politique pour promouvoir leurs revendications.
Résumé de l'article :
Au début du XIXe siècle, les compagnons papetiers – ce « corps républicain » dénoncé au XVIIIe siècle par les autorités – continuent d’entretenir une insubordination permanente pour défendre leur bon droit. Les modes, coutumes et rituels propres à ce groupe ont forgé son identité sociale et politique à l’époque moderne ; ils lui ont donné des armes pour contrôler le marché du travail et l’organisation de la production. Mais cette quête d’autonomie de la main-d’œuvre et son insubordination apparaissent de plus en plus intolérables aux fabricants et à l’État. Dès lors, la souveraineté du métier va peut à peut être défaite et normalisée par l’intervention conjointe des régulations juridiques et des bouleversements techniques qui accompagnent l’industrialisation. Face à cette situation, la main-d’œuvre s’efforce en 1830 de réinscrire ses revendications dans le cadre d’une souveraineté politique instituée en s’adressant au Parlement. De la défense de la souveraineté corporative à l’affirmation du principe abstrait de souveraineté populaire, il s’agit de voir comment les acteurs utilisent le contexte politique pour promouvoir leurs revendications.
Auteur
JARRIGE, François
Année
2011
Type
Article
Titre du périodique
Numéro
2011, fascicule 1, n° 42, p. 101-118
Mot-clé
Papier - Papeterie - Papetiers
Ouvriers - Ouvrières
Histoire du travail et du droits du travail
Compagnons
Insubordination
Histoire de l'industrie
XIXe
Ouvriers - Ouvrières
Histoire du travail et du droits du travail
Compagnons
Insubordination
Histoire de l'industrie
XIXe
URL
https://doi.org/10.4000/rh19.4108