Réaction juridique de la France face à l’invasion des toiles peintes ou indiennes XVIIe et XVIIIe siècles.
Contenu
Titre
Réaction juridique de la France face à l’invasion des toiles peintes ou indiennes XVIIe et XVIIIe siècles.
Présentation de l'article :
Les toiles Indiennes, firent l’objet aux XVIIe et XVIIIe siècles d’un très grand engouement en Europe en général et en France en particulier. Ces étoffes de coton peintes ou imprimées connurent un très grand succès. On retrouve une illustration de cet attrait pour les toiles importées dans le "Bourgeois gentilhomme" de Molière.
Réputées plus agréables à porter, plus faciles d’entretien et plus durables ; elles convenaient aussi bien au vêtement qu’à l’ameublement. Et Molière pratiquait ce qu’il prêchait lui-même ayant douze de ses coussins entièrement recouverts d’indiennes. En somme, ces étoffes firent l’objet d’une véritable « demande sociale » en France. Cependant, ces nouvelles importations heurtaient les intérêts des fabricants d’étoffes nationales. Tant que Colbert vécut, leurs protestations restèrent vaines, en dépit de leurs solides arguments ; après sa mort, son rival Louvois n’eut plus les mêmes raisons de temporiser. Ce dernier porta un coup d’arrêt à cet intérêt croissant des Français pour les indiennes et instaura, dès octobre 1686, une véritable prohibition de ces toiles allant à l’encontre du goût du public dans l’ensemble du royaume. En effet, le 26 octobre 1686 un arrêt du Roi en interdit l’usage, la fabrication et le commerce. En dépit de la prohibition, les indiennes suscitaient toujours un intérêt devenu incontrôlable par les autorités. L’objet de notre étude est précisément de montrer l’ampleur de l’influence de ce produit sur la société française, qui malgré l’interdiction et la politique soutenue par l’État royal, continuait de susciter un intérêt grandissant dans tout le royaume…
Présentation de l'article :
Les toiles Indiennes, firent l’objet aux XVIIe et XVIIIe siècles d’un très grand engouement en Europe en général et en France en particulier. Ces étoffes de coton peintes ou imprimées connurent un très grand succès. On retrouve une illustration de cet attrait pour les toiles importées dans le "Bourgeois gentilhomme" de Molière.
Réputées plus agréables à porter, plus faciles d’entretien et plus durables ; elles convenaient aussi bien au vêtement qu’à l’ameublement. Et Molière pratiquait ce qu’il prêchait lui-même ayant douze de ses coussins entièrement recouverts d’indiennes. En somme, ces étoffes firent l’objet d’une véritable « demande sociale » en France. Cependant, ces nouvelles importations heurtaient les intérêts des fabricants d’étoffes nationales. Tant que Colbert vécut, leurs protestations restèrent vaines, en dépit de leurs solides arguments ; après sa mort, son rival Louvois n’eut plus les mêmes raisons de temporiser. Ce dernier porta un coup d’arrêt à cet intérêt croissant des Français pour les indiennes et instaura, dès octobre 1686, une véritable prohibition de ces toiles allant à l’encontre du goût du public dans l’ensemble du royaume. En effet, le 26 octobre 1686 un arrêt du Roi en interdit l’usage, la fabrication et le commerce. En dépit de la prohibition, les indiennes suscitaient toujours un intérêt devenu incontrôlable par les autorités. L’objet de notre étude est précisément de montrer l’ampleur de l’influence de ce produit sur la société française, qui malgré l’interdiction et la politique soutenue par l’État royal, continuait de susciter un intérêt grandissant dans tout le royaume…
Auteur
KOUROUMA, Mamady
Année
2016
Type
Article
Titre du périodique
Numéro
2016, n° 7, p. 7-12
Mot-clé
Toiles peintes - Indiennes - Indienneurs - Indiennage - Indienneries
Histoire du commerce
Commerce international
Protectionnisme
XXIIe, XVIIIe
Histoire du commerce
Commerce international
Protectionnisme
XXIIe, XVIIIe
URL
https://doi.org/10.3917/cphd.006.0007