Entre les murs. L’enfermement punitif des religieux criminels au sein du cloître (XIIe-XVe siècle).
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Titre
Entre les murs. L’enfermement punitif des religieux criminels au sein du cloître (XIIe-XVe siècle).
In : Julie Claustre, Isabelle Heullant-donat, Élisabeth Lusset (sous la dir. de), « Enfermement ». Volume I. "Le cloître et la prison (VIe-XVIIIe siècle)". Actes du colloque international organisé par le Centre d’études et de recherche en histoire culturelle (CERHiC - EA 2616) de l’Université de Reims Champagne-Ardenne et l’association Renaissance de l’abbaye de Clairvaux (Troyes - Bar-sur-Aube - Claivaux, 22-24 octobre 2009).
Résumé de l'article :
Perçu comme en contradiction fondamentale avec la dimension spirituelle de la réclusion, l’enfermement punitif des religieux criminels est un aspect méconnu de la vie claustrale au Moyen Âge. La confrontation des sources normatives (coutumiers, statuts monastiques et canoniaux, injonctions épiscopales) avec les sources de la pratique (comptes rendus des visiteurs de l’ordre ou de l’évêque, délibérations du chapitre général...) des différentes communautés régulières entre le XIIe et le XVe siècle (hommes ou femmes, moines ou chanoines réguliers, exempts ou non) montre tout d’abord que la prison n’est pas la seule forme d’enfermement punitif. De l’interdiction de sortir de l’enceinte du cloître à l’emprisonnement dans un carcer, en passant par le confinement dans un lieu isolé, l’enfermement des religieux criminels participe d’un processus gradué d’excommunication – au sens de séparation de la communauté – du religieux coupable. L’emprisonnement pour fautes graves apparaît comme la forme la plus sévère d’exclusion temporaire. Il ne se réduit pourtant pas à cette dimension pénitentielle. L’usage de la prison se généralise au tournant des XIIe-XIIIe siècles, lorsque se constituent les « ordres religieux » au sens juridique (ordre de Cîteaux, de Prémontré, des chartreux, de Cluny). L’emprisonnement constitue alors l’une des seules peines afflictives du système pénal interne aux communautés régulières et sanctionne les religieux coupables de fautes graves (violences, homicide...).
In : Julie Claustre, Isabelle Heullant-donat, Élisabeth Lusset (sous la dir. de), « Enfermement ». Volume I. "Le cloître et la prison (VIe-XVIIIe siècle)". Actes du colloque international organisé par le Centre d’études et de recherche en histoire culturelle (CERHiC - EA 2616) de l’Université de Reims Champagne-Ardenne et l’association Renaissance de l’abbaye de Clairvaux (Troyes - Bar-sur-Aube - Claivaux, 22-24 octobre 2009).
Résumé de l'article :
Perçu comme en contradiction fondamentale avec la dimension spirituelle de la réclusion, l’enfermement punitif des religieux criminels est un aspect méconnu de la vie claustrale au Moyen Âge. La confrontation des sources normatives (coutumiers, statuts monastiques et canoniaux, injonctions épiscopales) avec les sources de la pratique (comptes rendus des visiteurs de l’ordre ou de l’évêque, délibérations du chapitre général...) des différentes communautés régulières entre le XIIe et le XVe siècle (hommes ou femmes, moines ou chanoines réguliers, exempts ou non) montre tout d’abord que la prison n’est pas la seule forme d’enfermement punitif. De l’interdiction de sortir de l’enceinte du cloître à l’emprisonnement dans un carcer, en passant par le confinement dans un lieu isolé, l’enfermement des religieux criminels participe d’un processus gradué d’excommunication – au sens de séparation de la communauté – du religieux coupable. L’emprisonnement pour fautes graves apparaît comme la forme la plus sévère d’exclusion temporaire. Il ne se réduit pourtant pas à cette dimension pénitentielle. L’usage de la prison se généralise au tournant des XIIe-XIIIe siècles, lorsque se constituent les « ordres religieux » au sens juridique (ordre de Cîteaux, de Prémontré, des chartreux, de Cluny). L’emprisonnement constitue alors l’une des seules peines afflictives du système pénal interne aux communautés régulières et sanctionne les religieux coupables de fautes graves (violences, homicide...).
Auteur
LUSSET, Élisabeth
Editeur
Paris, Publications de l'Université Paris-Sorbonne (Collection : <i>Homme et société</i>, 38)
Année
2011
Type
Article
Pages
P. 153-167
Mot-clé
Criminalité ecclésiastique
Criminels - Criminalité
Moines - Moniales
Enfermement
Violences
Homicides
XIIe, XIIIe, XIVe, XVe
Criminels - Criminalité
Moines - Moniales
Enfermement
Violences
Homicides
XIIe, XIIIe, XIVe, XVe
URL
https://doi.org/10.4000/books.psorbonne.72989