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Les Célestins de Paris : étude historique et archéologique. [Thèse].

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Titre

Les Célestins de Paris : étude historique et archéologique. [Thèse].
[Thèse de l'École des chartes, 1965].
Introduction de la thèse :
<i>La fondation et les débuts de l’ordre ; les célestins d’Italie</i>. – C’est en réaction contre la décadence de l’ordre bénédictin que l’ordre des célestins, qui lui fut affilié en 1263, fut fondé par Pierre Angelieri, dit de Murrone, qui avait quitté le monastère bénédictin de Faïfoli pour devenir ermite. Les austérités qu’il imposait à son exemple ne découragèrent pas ses disciples et l’ordre était déjà bien constitué quand Pierre alla le faire confirmer par Grégoire X au concile de Lyon en 1274. Du royaume de Naples qui avait été son berceau, il s’étendit à toute l’Italie où il connut son apogée (avec quatre-vingt seize maisons) au XIVe siècle. En effet, l’accession au trône pontifical, en 1294, du saint ermite sous le nom de Célestin V, si elle fut un échec pour l’Église, fut extrêmement profitable à l’ordre auquel le pape donna son nom et qu’il couvrit de privilèges. La canonisation du fondateur apporta à la nouvelle congrégation bénédictine un prestige supplémentaire. L’expansion en Allemagne échoua et seule la France connut une congrégation durable de célestins. L’ordre s’éteignit en Italie en 1802.

<i>Les célestins de France</i>. – L’ordre fut introduit en France, en 1300, par Philippe le Bel. La plupart des monastères furent fondés, au XIVe et dans la première moitié du XVe siècle, par des rois et des princes (Charles V, Charles VI, Louis d’Orléans, etc.) et des cardinaux ; ils se localisent surtout autour de Paris, au nord, à l’est et vers la vallée du Rhône, et, hors de France, en Belgique, en Savoie et dans le Comtat Venaissin. L’ordre jouit en France de privilèges ; le Grand Schisme procure aux Célestins français leur indépendance vis-à-vis des frères d’Italie dès 1380, mais la province de France n’est officiellement reconnue qu’en 1417. Après la période de ferveur et de prospérité morale du XVe siècle, l’ordre, auquel les guerres de religion portent un grand coup, stagne au XVIe siècle et décline irrémédiablement, malgré une tentative de réforme qui, menée trop rudement par le Père Campigny, fit plus de mal que de bien. La création de la commission des réguliers entraîne une suppression voulue par la majorité des religieux. Il y avait alors en France vingt et un monastères. L’essai de restauration au début du XIXe siècle ne parvient pas à faire revivre les célestins dont les constitutions n’étaient plus guère adaptées à l’époque.
<i>La règle et les constitutions</i>. – La règle est celle de saint Benoît, que viennent compléter des constitutions éclectiques faisant de larges emprunts aux cisterciens, aux franciscains, aux grandmontains et aux camaldules. Les constitutions de saint Pierre Célestin, très confuses, durent être amendées à diverses reprises. La province de France a les siennes propres dès le XVe siècle. Les traits les plus caractéristiques sont le mode de gouvernement de l’ordre : un chapitre général triennal où l’abbé et, pour la province de France, le provincial – il s’agit alors du chapitre provincial – est élu (les célestins sont les premiers moines à avoir adopté cette formule pratiquée par les franciscains) ; l’institution des oblats qui jouent le même rôle que les convers cisterciens, mais sont peut-être un peu mieux considérés ; les grandes austérités prévues par saint Pierre Célestin : abstinence perpétuelle, jeûnes très prolongés, rudes mortifications et dures punitions corporelles.

Edition

École nationale des chartes. Position des thèses...1965.

Auteur

ISAAC, François

Editeur

Paris, École des chartes

Année

1965

Type

Thèse

Pages

P. 43-50

Mot-clé

Célestins
Ordres religieux
Paris

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