« Au pain de douleur et à l’eau de tristesse ». Prison pénale, prison pénitentielle dans les sentences d’officialité à la fin du Moyen Âge.
Item
Titre
« Au pain de douleur et à l’eau de tristesse ». Prison pénale, prison pénitentielle dans les sentences d’officialité à la fin du Moyen Âge.
In : Julie Claustre, Isabelle Heullant-donat, Élisabeth Lusset (sous la dir. de), « Enfermement ». Volume I. "Le cloître et la prison (VIe-XVIIIe siècle)". Actes du colloque international organisé par le Centre d’études et de recherche en histoire culturelle (CERHiC - EA 2616) de l’Université de Reims Champagne-Ardenne et l’association Renaissance de l’abbaye de Clairvaux (Troyes - Bar-sur-Aube - Claivaux, 22-24 octobre 2009).
Résumé de l'article :
La peine de prison fait partie de l’arsenal répressif mis en œuvre par les officialités à la fin du Moyen Âge, selon des modalités variables en termes de durée de la peine comme en termes de conditions de l’emprisonnement. Punissant essentiellement les prêtres coupables de crimes graves (voleurs, homicides, récidivistes) et les laïcs bigames, la prison est également utilisée comme peine de substitution à l’amende pécuniaire pour des délits moins importants. L’enfermement du corps apparaît comme un moyen de protéger la société et de réparer l’ordre rompu par le crime. La dimension pénitentielle de la prison, affirmée par le droit canonique, est exprimée dans les sentences des officialités : le criminel-pécheur, mis à l’écart de la communauté chrétienne vécue, est appelé à faire pénitence et implorer la miséricorde divine. La prison peut alors apparaître comme une étape dans une démarche incluant plusieurs peines. Répression du crime et salut du criminel se rejoignent.
In : Julie Claustre, Isabelle Heullant-donat, Élisabeth Lusset (sous la dir. de), « Enfermement ». Volume I. "Le cloître et la prison (VIe-XVIIIe siècle)". Actes du colloque international organisé par le Centre d’études et de recherche en histoire culturelle (CERHiC - EA 2616) de l’Université de Reims Champagne-Ardenne et l’association Renaissance de l’abbaye de Clairvaux (Troyes - Bar-sur-Aube - Claivaux, 22-24 octobre 2009).
Résumé de l'article :
La peine de prison fait partie de l’arsenal répressif mis en œuvre par les officialités à la fin du Moyen Âge, selon des modalités variables en termes de durée de la peine comme en termes de conditions de l’emprisonnement. Punissant essentiellement les prêtres coupables de crimes graves (voleurs, homicides, récidivistes) et les laïcs bigames, la prison est également utilisée comme peine de substitution à l’amende pécuniaire pour des délits moins importants. L’enfermement du corps apparaît comme un moyen de protéger la société et de réparer l’ordre rompu par le crime. La dimension pénitentielle de la prison, affirmée par le droit canonique, est exprimée dans les sentences des officialités : le criminel-pécheur, mis à l’écart de la communauté chrétienne vécue, est appelé à faire pénitence et implorer la miséricorde divine. La prison peut alors apparaître comme une étape dans une démarche incluant plusieurs peines. Répression du crime et salut du criminel se rejoignent.
Auteur
BEAULANDE-BARRAUD, Véronique
Editeur
Paris, Publications de l'Université Paris-Sorbonne (Collection : <i>Homme et société</i>, 38)
Année
2011
Type
Article
Pages
P. 289-303
Mot-clé
Prisons - Bagnes - Établissements pénitentiaires - Prisonniers - Prisonnières
Officialités
Délinquance cléricale- Délinquance ecclésiastique
Vols
Homicides
Récidive - Récidivistes
Bigamie
Pénitence
XIVe, XVe
Officialités
Délinquance cléricale- Délinquance ecclésiastique
Vols
Homicides
Récidive - Récidivistes
Bigamie
Pénitence
XIVe, XVe
URL
https://doi.org/10.4000/books.psorbonne.73064