L’enfermement monastique au VIe siècle.
Item
Titre
L’enfermement monastique au VIe siècle.
In : Julie Claustre, Isabelle Heullant-donat, Élisabeth Lusset (sous la dir. de), « Enfermement ». Volume I. "Le cloître et la prison (VIe-XVIIIe siècle)". Actes du colloque international organisé par le Centre d’études et de recherche en histoire culturelle (CERHiC - EA 2616) de l’Université de Reims Champagne-Ardenne et l’association Renaissance de l’abbaye de Clairvaux (Troyes - Bar-sur-Aube - Claivaux, 22-24 octobre 2009).
Résumé de l'article :
Au VIe siècle, dans les différentes régions du monde post-romain, empereurs, rois et évêques découvrirent le monastère comme instrument de gouvernement. En particulier, ce siècle vit la transition qui fit de la clôture monastique, qui était une forme volontaire de pénitence, une sanction juridique. Comme tel, l’enfermement monastique du VIe siècle fut le premier type spatial de châtiment dans le droit ecclésiastique et civil, offrant des possibilités de surveillance qui dépassaient largement la peine d’exil, qu’il remplaça. Après avoir exploré comment les idées sur cette nouvelle peine ont circulé autour de la Méditerranée, cet article montre que le concept unifié qui se trouvait derrière cette émergence était la compréhension nouvelle du monastère comme un espace saint et clos. Pourtant, sa nature spatiale ouvrait ce type de châtiment à l’interprétation. Comme le montre la comparaison de son application dans la France mérovingienne et dans l’Italie de Grégoire le Grand, elle pouvait combiner les idées et les pratiques de neutralisation, d’humiliation, autant que d’indulgence et de protection.
In : Julie Claustre, Isabelle Heullant-donat, Élisabeth Lusset (sous la dir. de), « Enfermement ». Volume I. "Le cloître et la prison (VIe-XVIIIe siècle)". Actes du colloque international organisé par le Centre d’études et de recherche en histoire culturelle (CERHiC - EA 2616) de l’Université de Reims Champagne-Ardenne et l’association Renaissance de l’abbaye de Clairvaux (Troyes - Bar-sur-Aube - Claivaux, 22-24 octobre 2009).
Résumé de l'article :
Au VIe siècle, dans les différentes régions du monde post-romain, empereurs, rois et évêques découvrirent le monastère comme instrument de gouvernement. En particulier, ce siècle vit la transition qui fit de la clôture monastique, qui était une forme volontaire de pénitence, une sanction juridique. Comme tel, l’enfermement monastique du VIe siècle fut le premier type spatial de châtiment dans le droit ecclésiastique et civil, offrant des possibilités de surveillance qui dépassaient largement la peine d’exil, qu’il remplaça. Après avoir exploré comment les idées sur cette nouvelle peine ont circulé autour de la Méditerranée, cet article montre que le concept unifié qui se trouvait derrière cette émergence était la compréhension nouvelle du monastère comme un espace saint et clos. Pourtant, sa nature spatiale ouvrait ce type de châtiment à l’interprétation. Comme le montre la comparaison de son application dans la France mérovingienne et dans l’Italie de Grégoire le Grand, elle pouvait combiner les idées et les pratiques de neutralisation, d’humiliation, autant que d’indulgence et de protection.
Auteur
HILLNER, Julia
Editeur
Paris, Éditions de la Sorbonne
Année
2011
Pages
P. 39-56
Mot-clé
Enfermement monastique
Peines, Sanctions, Supplices, Châtiments
Prisons - Bagnes - Établissements pénitentiaires - Prisonniers - Prisonnières
VIe
Peines, Sanctions, Supplices, Châtiments
Prisons - Bagnes - Établissements pénitentiaires - Prisonniers - Prisonnières
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